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Regard d'Actu


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Voici une photo, que chacun appréciera selon sa sensibilité, posté sur son compte par Mette Frederiksen, Première Ministre du Danemark, assorti de ce message :


" Ce soir, j'ai mes collègues nordiques de Finlande, de Norvège et de Suède pour dîner chez moi, après que nous ayons eu une réunion plus tôt au ministère."

[Alexander Stubb Président Finlandais, Jonas Gahr Støre, Ulf Kristersson]


"Lors de notre réunion d'aujourd'hui, nous avons discuté de notre coopération régionale en matière de défense Nous partageons la gravité de la situation. Et moi-même, je ne doute pas que la défense et la sécurité auront et devraient continuer à avoir une haute priorité au Danemark, dans les pays nordiques et dans le reste de l'Europe. J'entends de plusieurs personnes - dont beaucoup d'entre vous qui m'écrivent - que la situation dans le monde peut vous rendre dangereux. Je le comprends très bien. Nous devons nous rappeler que le Danemark n'est pas seul. Nous avons plusieurs alliés proches avec lesquels nous partageons des valeurs. Et nous appartenons à un continent que nous faisons bien pour rendre encore plus fort. C'est une tâche importante pour le gouvernement et pour moi en tant que premier ministre. Cela s'applique aux militaires. Mais cela s'applique aussi économiquement et technologiquement.


Demain je pars en Pologne pour assister au 80ème anniversaire de la libération d'Auschwitz.

Bonne soirée dominicale à vous tous."


Bien sûr il s'est trouvé quelqu'un pour prendre la photo, bien sûr les pays nordiques ont leur style de vie, bien sûr trois des pays sont des monarchies qui réservent l'apparat protocolaire à leur souverain...


Néanmoins cette photo donne à réfléchir sur l'exercice du pouvoir dans nombre de démocratis "ampoulées", sur les dépenses publiques, sur la simplicité, sur l'authenticité et sur la proximité.


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Ce soir il fait un froid polaire sur l'Amérique.


Symbole s'il en est la cérémonie d'investiture de Donald Trump se réfugie à l'intérieur du Capitole, tant la démocratie est ce soir frappée de glaciation.


Donald Trump prend la parole pour dire que l'âge d'or de l'Amérique commence aujourd'hui. Rien moins que çà ! Il ajoute que si Dieu l'a sauvé de l'attentat c'est pour qu'il rende sa grandeur à l'Amérique. Ben voyons ! Les invités exultent et de lèvent applaudissant idolâtrement le grand homme.


Seul Jo Biden reste assis et quelques élus démocrates, faibles rempart face à la déferlante trumpiste.


L'Amérique meurtrie croit se reconnaître en cette caricature d'elle-même. L'irrationnel et la soumission des masses poussés à leur extrême produisent cette fois encore les mêmes effets sur le peuple hypnotisé.


Les mots de Jo Biden résonnent prophétiques "une oligarchie prend forme en Amérique faite d'extrême richesse, de pouvoir et d'influence qui menace déjà notre démocratie entière, nos droits élémentaires, nos libertés, et la possibilité pour chacû d'avoir une chance équitable de s'en sortir."


A les voir alignés aux premières loges, les Musk, Zuckerberg, Bezos, Cook et même le français Arnault, on voit toute la vérité des propos de Jo Biden et on ne peut s'empêcher de penser au Prix Goncourt 2017, l'ordre du jour d'Eric Vuillard qui narre ce 20 fevrier 1933 quand les Krupp, Siemens, Oppel et autres font allégeance au chancelier élu un mois plus tôt Adolphe Hitler.


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Alors que l'Amérique s'est livrée à Trump, que le Canada s'entredéchire, que la France s'embourbe et que l'Allemagne s'affaiblit, que reste-t-il des grandes démocraties ? La question mérite hélas d'être posée...


Et pendant ce temps la Corée du Sud semblait emboîter le pas avec l'instauration le 3 décembre de loi martiale par le Président Yoon Suk Yeol au motif fallacieux de «forces antiétatiques» qui menaceraient de l'intérieur le pays en plus de la menace de la Corée du Nord.


Mais ce 14 décembre 2024, un sursaut démocratique a conduit le parlement sud-coréen à voter l'ouverture d'une procédure de destitution du président Yoon Suk Yeol.


Suite à quoi le Vice-Président Han Duck-soo, Président par interim a refusé de nommer les trois juges vacants sur neuf à la Cour constitutionnelle, bloquant par cette manœuvre la validation de la destitution.


Nouveau coup de théâtre le 27 décembre. Face à cette situation, le Parlement sud-coréen a voté la destitution de Han Duck-soo, président par intérim du pays, au motif que son attitude aggrave la crise politique, par 192 voix sur 200 députés.


Reste à la justice coréenne de parvenir à entendre le Président destitué. Ce serait une étape supplémentaire dans l'affirmation de la primauté du droit en democratie. Le monde, en ces temps où les cieux sont bien gris et l'horizon barré de noirceur, a besoin d'un tel signal d'espérance démocratique.

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