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Regard d'Actu


Le réchauffement climatique tel un rouleau compresseur, c'est ce que donne à voir 2 graphes : les statistiques sont implacables.


La décennie 2020 est la décennie où se révèle l'ampleur du réchauffement climatique en cours.


Avec 76% des jours (279) qui ont connu une température journalière supérieure à la moyenne observée, depuis la référence du protocole de Kyoto - à savoir 1990 - l'année 2025 s'affiche comme une année où le réchauffement climatique est fort, très fort. Et s'éloigne encore et encore de la moyenne haussière, la portant vers de nouveau sommet.


Dans un régime de températures stabilisées ce chiffre devrait s'établir autour de 50% avec quelques points d'écarts, en plus ou en moins, pour tenir compte des aléas annuels.


Surtout, 2025 n'est pas une incursion isolée, un aléa statistique atypique. Elle est accompagnée dans sa dynamique de croissance de chaleur par ses deux consœurs de 2023 et 2024 avec respectivement 80% pour 2023, 73% pour 2024. Soit également sur les 3 dernières années une implacable moyenne de 76%. Ce n'est donc pas un aléa, mais une tendance implacable.


Tendance propre à la décennie 2020 dont 5 des 6 années écoulées se placent dans le Top6 des années les plus chaudes. Ce n'est plus une tendance c'est une lame de fond.

Et comment s'en étonner quand chaque année depuis le début de la décennie nous ajoutons entre 2 à 3 ppm de CO2 supplémentaires dans l'atmosphère, et avons atteint en 2025 le chiffre terrible de 431 ppm ! Alors que dans l'histoire d'Homo Sapiens, sur plus de 400.000 ans jusqu'en 1880, cette concentration est restée contenue dans des variations autour de 230 ppm +/- 50ppm, soit un couloir entre 180 et 280. Nous sommes à 87% au dessus de la moyenne terrestre homo sapienne.


Et depuis le protocole de Paris en 2015 nous avons crevé le plafond des 400.

Derrière ces chiffres une réalité absolue, nous consommons chaque année davantage de charbon, pétrole et gaz réunis !!!


L'atmosphère est comme le corps d'une chaudière, censée envelopper la Terre d'une douce chaleur de +15°C (sans effet de serre nous greloterions à -18°C). Sauf que nous jetons trop de charbon, injectons trop de pétrole et de gaz dans notre chaudière terrestre... alors celle-ci monte en température.


C'est pourtant facile à comprendre !!!


Faut croire que non... puisque la COP30 censée être le grand temps de régulation et d'impulsion des actions mondiales contre le réchauffement climatique... n'a même pas cité le mot de !!!


2025, une année où le réchauffement climatique se poursuit implacablement dans l'indifférence complice des dirigeants de notre seule et unique planète.


Alors que les pays affichent des ambitions climatiques révisées en perspective de la COP30 qui marquera les 10 ans de l'accord de Paris à la COP21 en 2015, le Stockholm Energy Institut jette un pavé dans la mare (d'hydrocarbures) dans son rapport annuel.


Les 88 pages du rapport, qu'Urgence Climat Urgence Humanité a lus, détaillent comment les Etats, tout en annonçant des trajectoires de moindre émissions de CO2 projettent des consommations surnuméraires de pétrole et de gaz, bien au delà de ce que l'atmosphère terrestre est en capacité de recevoir.


La courbe noire donne la consommation de fossiles (charbon+pétrole+gaz).

Celle en rouge donne les projections gouvernementales.

En 2050 les Etats prévoient de consommer davantage de fossiles qu'en 2015 !!!

L'analyse détaillée montre une légère décrue à terme pour le charbon, mais très loin de son arrêt, et une augmentation de l'usage du pétrole et du gaz.

Les États sont très loin de la trajectoire de l'accord de Paris [maintenir la hausse des températures globales terrestres en deçà de +2°C] représentée en zone verte, et bien plus encore de l'accord de Glasgow [en deçà de +1,5°C] représenté en zone mauve.


A lire ces courbes on ne retrouve rien de l'ambition pourtant proclamée voici deux à la COP28 de Dubaï : transitionner hors des énergies fossiles.

Les Etats ne transitionnent pas... ils stagnent dans leur mare d'hydrocarbures.


Or rappelons bien les choses : le réchauffement climatique est un effet d'accumulation de CO2 dans l'atmosphère, au delà de ce qu'elle est en capacité de stocker. Or on ne vide pas une baignoire en ajoutant toujours plus d'eau !!! C'est pourtant ce que continuent de projeter les Etats, selon ce que révèle le rapport du Stockholm Energy Institut.


Plus que jamais il y a urgence pour le climat mais surtout urgence pour l'humanité, car au final ce n'est pas la planète qui est menacée, mais la capacité de l'humanité à y vivre...

Les réactions à l'international et dans le pays, manifestations, appel des familles des orages, se multiplient. Rien n'y fait, le premier ministre poursuit son action, sans que personne hormis lui-même mû par un instict délétère de survie politique et les partis d'extrême droite ne voient d'issue au conflit


A l'effroi et à la sincère compassion après l'attaque du 7 octobre du Hamas, a succédé l'horreur de la rispote disproportionnée d'Israël. Une action armée qui a perdu son sens initial et s'abîme dans le malaise inhumain de la souffrance inutile du peuple palestiniens. Car rien, pas même le droit légitime d'Israël à défendre ses ressortissant, n'explique ou n'excuse ce massacre qui se chiffre en dizaines de milliers de morts innocents et centaines de milliers de victimes injustement frappée. Et la perspective d'une occupation complète de Gaza, quasi unanimement condamnée par la communauté internationale, vient ajouter à l'escalade.


Face à l'horreur 4 priorités :


Que les massacres cessent et que les Palestiniens sortent du désarroi et de l'abandon à leur triste sort auquel la communauté internationale les renvoie.


Dessiner enfin une solution durable de ce conflit en apportant aux Israëliens et aux Palestiniens la possibilité de vivre en paix. L'Assemblée Générale des nations unies tracera-t-elle en septembre cette voie ?


Juger les actes commis pendant cet effroyable conflit, de part et d'autre, en laisser passer la justice internationale à qui il reviendra de dire droit.


Enfin tirer les enseignements de ce conflit et de l'incapacité de la communauté internationale à le juguler. Et imaginer les bases d'une impossible nouvelle occurence.


Bâtir un autre monde passe par définir les régulations qui permettent aux peuples de disposer d'eux-mêmes et previennent les conflits, ou du moins les circonscrivent.


L'organisation du monde issu de la seconde guerre mondiale a montré, là comme dans d'autres nombreux cas, ses limites. Il est essentiel d'inventer un nouveau modèle pour un nouveau monde, pacifié.

A propos

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