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Regard d'Actu


L'association Apprentis d'Auteuil a publié fin avril les résultats de son cinquième baromètre de la générosité des Français. Selon cette enquête, réalisée par Ipsos, 51% des Français ont fait au moins un don en 2023 et le montant moyen – 371 euros – est en hausse.


L'inflation persistante inquiète les Français, mais n'entame pas leur générosité. C'est ce que révèle le cinquième baromètre de la générosité des Apprentis d'Auteuil au terme d'un enquête menée en début d'année par Ipsos. 51% des personnes interrogées déclarent avoir fait au moins un don à une fondation ou à une organisation caritative en 2023. Du côté des foyers les plus aisés (revenus supérieurs à 120 000 euros), ce taux monte à 81%. Le montant moyen est en hausse à 371 euros (contre 333 euros en 2023).























L'association Apprentis d'Auteuil, créée en 1866, apporte son soutien à des jeunes en difficultés par le biais de programme de formation et d'insertion. Elle est financée à plus de 30% par les dons des particuliers.


Les Français sont conscients de la fragilité du monde associatif et de ses difficultés à se financer dans un contexte économique tendu. C'est ainsi qu'ils expliquent à 48% leurs dons. 






















Pour la première fois cette année, la santé et la recherche médicale ne sont plus le premier bénéficiaire de ces dons (37%). C'est en effet l'aide aux démunis qui incite en premier les Français à se montrer généreux (38%).  

Les dons en argent ne sont évidemment pas la seule façon de montrer sa générosité. 28% des personnes interrogées ont participé bénévolement à une ou plusieurs actions menées par une association ou un organisme caritatif. Et ils sont 44% chez les moins de 35 ans.


Mesurer les dons des Français est complexe. Ces dons sont l'un des pans d'une philanthropie également portée par les entreprises (mécénat), les fonds de dotation et les fondations. Selon Francis Charron (Vive la philanthropie ! – 2016) : « La philanthropie moderne est l'ensemble des transferts de ressources (financières, dons en nature, bénévolat) librement consentis par des acteurs privés, en vue de servir le bien commun et l'intérêt général. » 


Pour les particuliers, les différentes études distinguent les dons en argent et les dons en temps. Les estimations concernant le bénévolat (dons en temps) varient d'une étude à l'autre, mais la plupart annoncent un volume équivalent à au moins 750 000 emplois à temps plein et à près de 1% du PIB.




Sous ce nom bien rébarbatif de «Weights & Dimensions» cache une évolution importante dans le paysage des transports en Europe, qui va permettre la généralisation des camions de 44 tonnes au lieu de 40 aujourd’hui et autoriser l’introduction en Europe des « Megatrucks » ces camions de 60t et de 25m de long, qui représente l’équivalent en longueur d’un double semi-remorque.


Comment la Commission Européenne, qui a pourtant érigé le « Green Deal » en pilier de la stratégie européenne, peut-elle donner une telle opportunité de développement au transport routier en Europe et risquer d'accroître les émissions de CO2 ?


Ainsi les coûts et les impacts générés par les monstres que seront ces nouveaux « Gigaliners » que même les Etats-Unis n’ont pas autorisé sur leurs routes sont multiples.


D'abord impacts en terme de sécurité routière (imaginez-vous doubler un double semi-remorque sur une nationale, imaginez-le sur un rond-point, …).


Ensuite impact d’usure des infrastructures (déjà constatée en Allemagne où de telles circulations ont déjà cours, endommageant routes et ponts).


Enfin impact d’émission de carbone dû à un développement de l’offre routière (estimée entre 3,5 et 6,6 Mt de CO2 par an) car les supposées économies de CO2 à la tonne transportée seront vite effacées et dépassées par la hausse induit du trafic et le transfert de mode du rail à la route.


L’affaire avait pourtant débuté avec une intention cohérente avec le « Green Deal » européen. Il s’agissait pour la Commission de préparer l’arrivée, pas forcément lointaine, du camion électrique sur les routes d’Europe. Celui-ci étant probablement destiné à arriver lesté de quelques centaines de kg voire quelques tonnes de batteries, pour pouvoir être efficace sur longues distances, l’intention initiale était donc d’autoriser la masse globale des camions électriques à passer de 40 à 44t, pour éviter de pénaliser les transporteurs routiers électriques en amputant leur charge utile de la masse des batteries nécessaires.


Mais le lobby routier a été efficace et a obtenu la suppression pure et simple de la restriction de cette augmentation de masse aux camions électriques … Résultat : dès la mise en application de la directive, tous les camions d’Europe pourront transporter 4t de plus !!!

Et dans son élan, la Commission a également profité du texte pour, au détour d’un article bien technique, laisser à chaque pays d’Europe la liberté d’autoriser sur son territoire la circulation des fameux « Megatrucks de 60t ».


Certes, chaque Etat est libre de décider ce qu’il veut et la France a déjà affiché, par la voix de son Ministre des Transports, son opposition à ces mastodontes de la route. Mais comment cette position évoluera-t-elle dans le long terme quand à la fois les Espagnols (rapporteurs de la directive lors de son passage au Parlement Européen) et les Scandinaves (qui autorisent déjà les Megatrucks pour le transport du bois) l’auront validée ? Le lobby routier ne sera-t-il pas tenté de négocier des «corridors à mastodontes » en France ?


La vraie décarbonation, ce sont des camions et des marchandises sur des trains, dans une logique de complémentarité et certainement pas des camions plus gros et plus lourds sur les routes et encore plus de part de marché au routier (85% en France). Le rail consomme 7 fois moins d’énergie à la tonne transportée !


Alors que la directive a déjà été approuvée par la Commission le 14 février et votée le 12 mars par le Parlement Européen, il n'est pas trop tard pour revenir sur la voie de la raison environnementale et que le texte soit rejeté lors du Conseil Européen des Ministres des Transports, en juin prochain.


Il y a urgence à ne pas ouvrir davantage les robinet d'émission de CO2 alors que le transport est la 1ère source de pollution !


A l'effroi et à la sincère compassion après l'attaque du 7 octobre du Hamas un jour de Shabbat, a succédé la peur pour les otages, la colère, et le désarroi devant la force disproportionnée de la riposte des forces armées sous la direction de Netanyahu.


Cependant dans les premiers temps la solidarité avec les victimes, le droit légitime d'Israël à défendre ses ressortissant a laissé le monde stupéfait même si les diplomaties ont oeuvré pour éviter un embrasement du Moyen-Orient.


Mais les mois ont succédé aux semaines, et la guerre de Netanyahu contre le Hamas a pris des proportions indicibles si ce par le décompte macabre de plus de 35.000 morts dont 14.000 enfants et 9.000 femmes selon l'Unicef.


Pourtant le procureur général de la Cour pénale internationale, requérant le lundi 20 mai des mandats d'arrêt, a nommé cette funeste et tragique fuite en avant : «crimes de guerre».


Une semaine auparavant l'Assemblée Générale des Nations Unis par 143 pays pour, 25 abstentions et seulement 9 contre a reconnu que la Palestine répondait aux critères pour rejoindre à part entière les Nations Unis.


Une voix de paix, une voie d'avenir. Israël et la Palestine sont une réalité tangible sur leurs terres. Il n'y a pas d'autre issue que deux États se reconnaissant mutuellement et affirmant vouloir vivre en paix.


Et ce mardi 28 mai l'Espagne, l'Irlande et la Norvège, trois pays européens reconnaissent simultanément la Palestine comme État indépendants portant à 146 sur 193 les pays qui acquissent à son existence légale. Renforçant un peu plus l'isolationisme de ceux qui ne le font pas encore.


Aucun massacre n'a d'utilité, mais celui du 7 octobre et celui qui lui a répondu se prolongeant tragiquement ont un sens, c'est celui de montrer l'impasse de la violence et de la non reconnaissance réciproque.

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