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ALTERMONDE

Regard d'Actu



Les agriculteurs expriment leur désarroi. Le malaise est profond et dépasse de loin les revendications exprimées, rendant toute réponse insuffisante. Altermonde qui est à l'écoute du monde rural depuis sa création, ne serait-ce que parce que nombre des fondateurs ou premiers membres en sont issus. Longtemps clé de voute de notre société, les paysans ont perdu voici bien longtemps leur primauté quand l'exode rural et l'appel de main d'oeuvre de l'industrie d'abord puis du tertiaire ensuite firent de la cité le noeud des activités économiques et sociétale. La mécanisation d'abord et la chimie des entrants ensuite ont permis a l'agriculture de conserver son rôle essentiel. Mais paradoxe violent cela s'est fait au détriment des agriculteurs. Car si l'agriculture dans sa globalité a pu tenir son rang, la valeur qui en résulte est passé de la poche des agriculteurs à celle des fournisseurs de matériel agricole et de la chimie de traitement, sans parler des banques. L'agriculture reste riche mais les agriculteurs sont pauvres. Ce d'autant plus que quelques uns tirent leur épingle du jeu. A cette géographie létale de la valeur économique, s'ajoute avec le réchauffement climatique la perte douloureuse de la valeur morale. Le paysan hier était celui qui nourrissait et entretenait les sols. Il est à son corps défendant celui qui nourrit pas de par les pesticides et celui qui mal appauvrit la terre (pompage, irrigation, disparition des haies, grandes bassines). Cette double perte de valeur, économique et morale, pour l'agriculteur est au coeur de la crise actuelle. Il faut pour y répondre repenser profondément la place des agriculteurs dans notre société ; et leur assigner le rôle majeur dans la lutte contre le réchauffement climatique qui est potentiellement le leur. Au lieu de les pointer du doigt avec l'irrigation et le carburant des engins agricoles, il est primordial de reconnaître socialement et economiquement ce rôle. Seule une reponse sur les valeurs peut dénouer durable la crise de valeur actuelles.



Une voix qui parlait d'Europe, de communauté de destin des pays européens, d'espace de paix et de développement partagés.


Cette voix a tracé la voie pendant dix ans à la tête de la Commission européenne pour donner à ses idées la marque de l'action.


Une voix qui croyait possible l'égalité des chances, la justice sociale et le développement économique.


Cette voix-ci ne s'est pas senti autorisée à mener la bataille présidentielle, redoutant de détenir la pouvoir sans avoir les moyens de l'exercer au service de ses convictions.

Reste une question en forme d'énigme : renoncer à être candidat n'est-ce pas renoncer à sa capacité à renverser les prévisions et finalement donner raison à ceux qui défendent des idées contraires aux siennes ? A chacun de forger sa réponse.


Rares sont les politiques qui résistent à la pression folle qui mène à la course au pouvoir pour la seule jouissance de l'exercer. Chapeau Monsieur Delors, cette intégrité vous honore.

Puisse votre voix modérée sans être faible, tempérée sans être molle, pragmatiquement ancrée dans la réalité économique et résolument à gauche sans concession sur la justice sociale continuer à inspirer des femmes et des hommes qui croient en la possibilité d'un avenir juste et durable.


Grand merci Jacques Delors de rester ainsi une voix inspirante pour qui veut encore tracer cette voie pour inviter un autre monde.


Reposez en paix 🕊



Ce 10 novembre 2023 les trois partis qui rassemblés ont obtenus 53,5 % des suffrages exprimés aux élections législatives d'octobre, se sont définitivement mis d'accord sur un accord de gouvernement.


Ainsi Donald Tusk a gagné sont incroyable pari de faire tomber la droite nationaliste (PiS) au pouvoir depuis huit ans, laquelle n'a obtenu que 35,6 % des voix,

C'est une leçon pour l'Europe et le monde qu'un discours démocratique et modéré, pour autant qu'il soit asséné avec enthousiasme et détermination, est de nature à aller contre la tendance nationaliste actuelle.


La tâche est immense pour la coalition et le futur premier ministre Donald Tusk qui ambitionne de rétablir l'état de droit mis à mal par huit années de dérives dans les pratiques de pouvoir. Ainsi l'accord de gouvernement prévoit :

> le rétablissement de l’ordre juridique déstabilisé par les agissements ses prédécesseurs,

> le rétablissement de la transparence des finances publiques,

> la pleine pratique de l’indispensable séparation de l’Eglise et de l’Etat.


Au delà des orientations pour tracer un futur démocratique à la Pologne, la coalition entend « faire rendre des comptes » à la majorité sortante. Il ne saurait y avoir d'immunité ni pour les « atteintes aux principes de l’Etat de droit », ni pour les « pratiques népotiques », ni pour les « détournements de fonds publics »


La route du rétablissement des bonnes pratiques démocratiques risque d'être semée d'embûches car le mandat du président Andrzej Duda, qui a été installé par le PiS, court jusqu’en 2025. Et il dispose constitutionnellement d'un droit de veto.

De la capacité de la Pologne à avancer sur cette nouvelle voie démocratique dépendra assurément le déblocage des fonds européens retenus par la Commission pour mise en cause de l'indépendance de la justice par l'équipe précédente.


Quoi qu'il en soit ces élections sont la démonstration qu'il n'y a pas de fatalisme et d'irréversibilité du populisme. Elles démontrent aussi qu'on ne combat pas le populisme en courant après ses thèses mais en les combattant frontalement.

A propos

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