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<Absolute Resolve> Quid du droit dans l'intervention américaine au Vénézuela ?

  • Didier Guenin
  • 4 janv.
  • 2 min de lecture

La nuit précédente la Charte des Nations Unis dans son article 2.4 a été violé, lequel précise « Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »


Ainsi dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, vers 2h du matin, le ciel de Caracas s'est remplit du bruit sourd d’hélicoptères volant à basse altitude. L’opération, nommée par le Département de la Défense américain, est déclenchée : des assauts héliportés touchent l’enceinte militaire tandis que des frappes ciblées visent à neutraliser les défenses anti-aériennes. Préparatis à la cible réelle objectif : le bâtiment où réside le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores.


Des équipes de la Delta Force et du 160th Special Operations Aviation Regiment pénètrent le complexe en moins de vingt minutes. La résistance vénézuélienne est brève mais violente. Les bilans font état d’au moins 80 morts parmi les militaires et civils présents, et plus de 90 blessés. Côté américain, deux soldats seraient blessés.


Maduro et Cilia Flores sont extraits du site avant l’aube. Ils sont immédiatement transférés hors du pays par voie aérienne. L’annonce officielle américaine présente l’action comme l’arrestation d’un individu recherché pour trafic de drogue et crimes transnationaux, en vertu de la compétence extraterritoriale revendiquée par Washington.


Point final. A moins que ce ne soit le point de départ d'une bataille juridique intense aux USA. Car l'opération, qui contrevient au droit international, est elle-même questionnée en droit américain.


Washington justifie l’action par la compétence extraterritoriale pénale, s'appuyant sur le Foreign Narcotics Kingpin Designation Act et des textes sur le narcoterrorisme pour revendiquer une juridiction sur des actes commis à l’étranger si des citoyens US sont visés.

Cependant la saisie d’un chef d’État en exercice sur son territoire pose la question de l’immunité souveraine reconnue par le droit coutumier international et de la de 1973 qui encadre l’engagement de forces armées US sans accord du Congrès.


Le débat juridique portera donc sur la frontière entre opération de police internationale et acte de guerre unilatéral.


L'affaire ne fait que commencer.

 
 
 

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