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ALTERMONDE

Regard d'Actu

Après des mois de tensions, le conflit latent entre Téhéran, Israël a pris une tout autre dimension quand Donald Trump a franchi ce 28 février la ligne guerriere.

Lancée a l'aube côté israélien, l'Opération Lion rugissant, accompagne l'attaque américaine Fureur épique déclenchée contre l’Iran. Elle s'est abbatue en frappes aériennes massives, sur les installations militaires, nucléaires et balistiques iraniennes, ainsi que sur des postes de commandement.


Quel est l'objectif ? Détruire le programme nucléaire iranien ? Décapité l'Etat comme au Venezuela ? Provoquer une révolution ?

Les objectifs semblent incertains et l'action pourrait davantage s'apparenter à mettre le feu aux poudres dans une region dense aux enjeux géopolitiques complexes et ou au travers du détroit d’Ormuz transite une part significatif du commerce mondial.


D'ailleurs la réponse de Téhéran, Promesse honnête, a été immédiate et d’ampleur. Des vagues de missiles et de drones ont été tirées vers Israël, contre des bases américaines et des installations situées au Bahreïn, en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis, au Koweït, à Oman, au Qatar et en Jordanie ; transformant en quelques heures, un conflit initialement centré sur l’Iran en potentielle crise régionale incluant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.


Au-delà du bilan humain et géopolitique, l’attaque du 28 février a immédiatement soulevé de vives contestations sur le plan du droit international. Ainsi le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, est intervenu au Conseil de sécurité pour le rappeler que selon l’article 2, paragraphe 4 de la Charte des Nations Unies, principe fondateur du droit international depuis 1945 : « tous les Membres s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État »

Cette attaque s'apparente à une action préventive unilatérale qui installe le monde dans une zone de grande incertitude.


Les semaines qui viennent donneront à voir l'etendue des conséquences... L'histoire nous enseigne que personne ne sait quand s'arrête un conflit ouvert ; très souvent bien au-delà de ce que les instigateurs avaient pensé.

Mois après mois, sous les coups de boutoir erratique de Trump, notre monde perd les quelques repères qu'il a.


La nuit précédente la Charte des Nations Unis dans son article 2.4 a été violé, lequel précise « Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »


Ainsi dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, vers 2h du matin, le ciel de Caracas s'est remplit du bruit sourd d’hélicoptères volant à basse altitude. L’opération, nommée par le Département de la Défense américain, est déclenchée : des assauts héliportés touchent l’enceinte militaire tandis que des frappes ciblées visent à neutraliser les défenses anti-aériennes. Préparatis à la cible réelle objectif : le bâtiment où réside le président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores.


Des équipes de la Delta Force et du 160th Special Operations Aviation Regiment pénètrent le complexe en moins de vingt minutes. La résistance vénézuélienne est brève mais violente. Les bilans font état d’au moins 80 morts parmi les militaires et civils présents, et plus de 90 blessés. Côté américain, deux soldats seraient blessés.


Maduro et Cilia Flores sont extraits du site avant l’aube. Ils sont immédiatement transférés hors du pays par voie aérienne. L’annonce officielle américaine présente l’action comme l’arrestation d’un individu recherché pour trafic de drogue et crimes transnationaux, en vertu de la compétence extraterritoriale revendiquée par Washington.


Point final. A moins que ce ne soit le point de départ d'une bataille juridique intense aux USA. Car l'opération, qui contrevient au droit international, est elle-même questionnée en droit américain.


Washington justifie l’action par la compétence extraterritoriale pénale, s'appuyant sur le Foreign Narcotics Kingpin Designation Act et des textes sur le narcoterrorisme pour revendiquer une juridiction sur des actes commis à l’étranger si des citoyens US sont visés.

Cependant la saisie d’un chef d’État en exercice sur son territoire pose la question de l’immunité souveraine reconnue par le droit coutumier international et de la de 1973 qui encadre l’engagement de forces armées US sans accord du Congrès.


Le débat juridique portera donc sur la frontière entre opération de police internationale et acte de guerre unilatéral.


L'affaire ne fait que commencer.


Le réchauffement climatique tel un rouleau compresseur, c'est ce que donne à voir 2 graphes : les statistiques sont implacables.


La décennie 2020 est la décennie où se révèle l'ampleur du réchauffement climatique en cours.


Avec 76% des jours (279) qui ont connu une température journalière supérieure à la moyenne observée, depuis la référence du protocole de Kyoto - à savoir 1990 - l'année 2025 s'affiche comme une année où le réchauffement climatique est fort, très fort. Et s'éloigne encore et encore de la moyenne haussière, la portant vers de nouveau sommet.


Dans un régime de températures stabilisées ce chiffre devrait s'établir autour de 50% avec quelques points d'écarts, en plus ou en moins, pour tenir compte des aléas annuels.


Surtout, 2025 n'est pas une incursion isolée, un aléa statistique atypique. Elle est accompagnée dans sa dynamique de croissance de chaleur par ses deux consœurs de 2023 et 2024 avec respectivement 80% pour 2023, 73% pour 2024. Soit également sur les 3 dernières années une implacable moyenne de 76%. Ce n'est donc pas un aléa, mais une tendance implacable.


Tendance propre à la décennie 2020 dont 5 des 6 années écoulées se placent dans le Top6 des années les plus chaudes. Ce n'est plus une tendance c'est une lame de fond.

Et comment s'en étonner quand chaque année depuis le début de la décennie nous ajoutons entre 2 à 3 ppm de CO2 supplémentaires dans l'atmosphère, et avons atteint en 2025 le chiffre terrible de 431 ppm ! Alors que dans l'histoire d'Homo Sapiens, sur plus de 400.000 ans jusqu'en 1880, cette concentration est restée contenue dans des variations autour de 230 ppm +/- 50ppm, soit un couloir entre 180 et 280. Nous sommes à 87% au dessus de la moyenne terrestre homo sapienne.


Et depuis le protocole de Paris en 2015 nous avons crevé le plafond des 400.

Derrière ces chiffres une réalité absolue, nous consommons chaque année davantage de charbon, pétrole et gaz réunis !!!


L'atmosphère est comme le corps d'une chaudière, censée envelopper la Terre d'une douce chaleur de +15°C (sans effet de serre nous greloterions à -18°C). Sauf que nous jetons trop de charbon, injectons trop de pétrole et de gaz dans notre chaudière terrestre... alors celle-ci monte en température.


C'est pourtant facile à comprendre !!!


Faut croire que non... puisque la COP30 censée être le grand temps de régulation et d'impulsion des actions mondiales contre le réchauffement climatique... n'a même pas cité le mot de !!!


2025, une année où le réchauffement climatique se poursuit implacablement dans l'indifférence complice des dirigeants de notre seule et unique planète.

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